Il semblait que l’optimisme idéaliste né dans le système de relations internationales à la suite de la fin de la Guerre froide allait promouvoir inéluctablement la normalisation des relations arméno-turques et que les facteurs objectifs et subjectifs censés mettre en œuvre la chance nouvellement apparue en faveur de la réconciliation du passé antagonique s’avéreraient plus puissants que ceux les entravant.
Si l’on veut comprendre la nécessité impérative de la reconnaissance du génocide des Arméniens, malgré le temps qui nous en sépare et qui semble l’éloigner, il faut prendre en compte ses spécificités et les effets psychiques qui en découlent. Et ceci, aussi bien pour les descendants des Arméniens que des Turcs dont les destins sont liés.
S'il convient de poser la question des revendications des arméniens vis-à-vis de la Turquie concernant le Génocide de 1915, il faut aussi déterminer qui peut les représenter juridiquement ; la République d'Arménie ? La Diaspora Arménienne, qui ne constitue pas une entité juridique ? Les descendants des victimes du Génocide des Arméniens, qui se trouvent en Arménie et en Diaspora ?