Le processus d’intégration à l’Union européenne (UE) continue à rester l’un des axes les plus importants de la politique extérieure de la Turquie. Près de quatorze ans se sont écoulés depuis que la Turquie s’est vue octroyer le statut de pays candidat à l’adhésion à l’UE, en 1999. Depuis, elle n’a pas réussi à accomplir l’ensemble des réformes qui lui étaient imparties et dont seule l’application autorise à devenir un membre à part entière de la famille européenne. Les pays voisins de la Turquie suivent son processus d’intégration à divers degrés d’intensité et avec des motivations diverses. Ce processus est également important pour l’Arménie à plusieurs titres. Cet article a pour but d’analyser les incidences du processus de l’adhésion de la Turquie à l’UE sur la position de l’Arménie, de déterminer les défis et les ouvertures que cela implique pour cette dernière, et de voir dans quelle mesure la société arménienne est informée des relations turco-européennes.
Il n’y a pas de mot pour décrire l’état insupportable de passer de l’étape d’écrire avec Hrant Dink à celle d’écrire sur sa mémoire. Six ans se sont passés depuis son assassinat, mon sentiment n’a point changé à cet égard. Mais la vie continue et poursuivre son combat pour la paix pèse sur mes épaules comme son plus grand héritage. Cet article est, comme tant d’autres, l’expression de cette responsabilité.
Le groupe Kardes Türküler interprète des chansons traditionnelles dans toutes les langues de Turquie. Créé dans les années 90 lorsque parler des autres identités était encore tabou dans le pays, le groupe célèbre cette année son 20e anniversaire. Entretien avec le musicien Vedat Yildirim, un des fondateurs. Il évoque les tabous du pays, ces populations qui démarrent "déjà vaincues" dans la vie, comment Kardes Türküler est devenu le premier groupe non arménien à chanter dans cette langue, l’amitié de ses membres avec Hrant Dink et la situation en Turquie, six ans après son assassinat.