En décembre 2015, Marie Thibaut De Maisieres accompagne le Comité belge des Chrétiens d’Orient dans un voyage au Kurdistan irakien et au Rojova (Kurdistan syrien). Un périple sous haute surveillance des Peshmergas, des YPG et des Forces syriaques durant lequel elle a pu récolter une série de portraits d’Arméniens dont la vie a été bouleversée suite à la guerre en Syrie et en Irak. Cet article a originellement paru sous forme d’un blog Hay Stories.
Dans cette interview, Vahan Kerovpyan revient sur ses différents voyages en Turquie et en Arménie et donne son ressenti sur les Arméniens vivant dans ces deux pays ainsi que sur la société civile turque. Il commente également les paroles des chansons du Collectif Medz Bazar et fait part de sa vision de l’avenir des Arméniens en Diaspora et ailleurs. Un discours plutôt positif qui tranche avec le pessimisme ambiant d’une partie de la communauté qui pense que l’identité et la culture arménienne sont en train de disparaître à jamais.
La tradition du Kirvé fait partie des aspects peu connus des relations kurdo-arméniennes d’avant 1915. Namık Kemal Dinç, co-auteur avec Adnan Çelik, du livre « La lamentation d’un siècle, 1915 Diyarbakir » (publié en turc sous le nom de “Yüzyıllık Ah, 1915 Diyarbakir” aux éditions Fondation İsmail Beşikçi, 2015), qui traite de la mémoire collective relative au génocide arménien dans la région de Diyarbakir, explique le sens de la tradition du Kirvé, sa fonction sociale et sa place dans la mémoire des Kurdes et des Arméniens.