Dans cette interview, Gafur Türkay fait le point sur les récentes destructions dans le centre-ville historique de la ville de Diyarbakir qui, avant 1915, accueillait de très nombreux Arméniens. Il revient également sur l’importance de la restauration de l’église Sourp Guiragos en 2011, considérée comme un havre de paix pour de nombreux visiteurs et immédiatement adoptée par la petite communauté d’Arméniens islamisés de la région. Désormais complètement dévasté, le « quartier des mécréants » a disparu. Subsiste l’église Sourp Guiragos, dont l’intérieur a toutefois été fortement dégradé. Gafur Türkay aborde également la question des Arméniens islamisés de Diyarbakir et de la région et des nombreuses questions identitaires auxquelles ils font face aujourd’hui. Enfin, il revient également sur les difficultés que rencontrent les quelques Arméniens musulmans qui décident de se faire baptiser.
Dans cet entretien, Güven Gürkan et Öztan et Ömer Turan expliquent notamment le grand rôle qu’a joué le déni du génocide arménien dans la construction de l’État turc. Déni qui, selon eux, s’est construit sous la forme d’un contrat, parfois explicite, parfois implicite, entre l’État et la société. Analysant le nationalisme turc, ils en arrivent à la conclusion qu’il a pour principale fonction de sécuriser les biens et les richesses accumulés à la suite des différents massacres.
Dans cet article, Lilit Gasparyan dresse les étapes de la négation et les thèses correspondant aux différentes périodes significatives dans le changement de stratégie des autorités turques pour nier le Génocide arménien. Elle en retient principalement quatre, qu’elle nomme ainsi : Les années 1920 : « Ça n’a jamais eu lieu » ; Les années 1960 : « Nous n’avons jamais détruit personne » ; Les années 1970-1980 : « Ils nous ont trahis » ; Les années 2000 : « Les conditions de la guerre », « Juste mémoire », « Peine commune ».