Pour Çetinoglu, la situation de Sevan Nişanyan n'a rien à envier à celle des intellectuels arméniens déportés vers un grand inconnu, il y a un siècle de cela. Cet emprisonnement, aussi bien que le silence assourdissant qui s’en est suivi, tant en Turquie qu’en Arménie et au sein de la diaspora arménienne, s’expliquent assurément par le caractère hors norme et contestataire de cet intellectuel arménien de Turquie.
Entretien avec Sayat Tekir, membre de Nor Zartonk, sur ce que la mobilisation en faveur du Camp Armen a démontré sur l’attitude de l’État turc et la société arménienne.
Dans cette interview, Aram 1er rappelle l’importance d’avoir célébré le Centenaire du Génocide arménien qui n’est pas, selon lui, seulement une suite de manifestations, mais « la commémoration de nos martyrs ». Il insiste également sur le fait qu’il est capital de répéter aux jeunes, mais aussi à la communauté internationale, que les Arméniens sont « demandeurs » auprès de la Turquie, responsable du génocide de 1915. Aussi, il explique qu’il ne suffit pas de se souvenir du passé et de le faire connaître, mais qu’il faut exiger réparations du crime perpétré. Enfin, le Catholicos de la Grande Maison de Cilicie insiste sur le fait qu’il est désormais urgent de s’atteler à l’aspect juridique des demandes de réparations. Selon lui, un accent tout spécial doit être mis sur cet aspect du combat des Arméniens sans négliger toutefois l’aspect reconnaissance. Pour cela, Arménie, l’Artsakh et la Diaspora doivent être unis, insiste t-il.