À l’occasion du centenaire du génocide arménien, Cengiz Aktar estime nécessaire d’évoquer la question de l’établissement d’une justice pour les descendants des victimes. Selon lui, la Turquie peut, par différents moyens, indemniser les pertes vécues. La dénonciation des responsables du génocide, jusqu’à présent honorés en Turquie, peut constituer l’une des nombreuses composantes du volet moral des indemnisations. Selon l’auteur, celles-ci peuvent être mises en place sans passer par la reconnaissance du génocide par l’État turc, qui reste l’interlocuteur principal concernant les demandes des Arméniens.
Selon Irfan Babaoglu, Newroz est « le symbole de la révolte contre l’oppression ». Dans cet article, il explique que le soulèvement contre l’antique État assyrien — que symbolise la fête de Newroz — a été l’élément fondateur de l’identité kurde et a ouvert la voie aux autres peuples de la région comme les Parthes, les Arméniens, les Perses et les Arabes pour affirmer leurs propres identités. C’est pour cette raison, selon lui, que cette fête est célébrée par tous les peuples de la région. Newroz serait donc pour lui « le symbole de la résistance des peuples ».
Dans cet essai, Razmik Panossian explique qu’il est temps de dégriser ce qu’il nomme l’« ivresse de l'état» que les Arméniens ont connue durant ces 23 dernières années. Selon lui, il est également nécessaire de trouver un équilibre entre la jeune République d’Arménie et la diaspora arménienne qui ne pourra jamais être contrôlée efficacement du fait de l’histoire même du peuple arménien.
Interview de Yetvart Tomasyan, fondateur des Editions Aras, sur le fait d'être Arménien en Turquie, les changements intervenus dans la définition de l'identité, les relations avec l'église et l'école et les débats sur les Arméniens islamisés.