En déclin constant, le nombre de Grecs de Turquie serait passé de près de 100 000 personnes au début de la République à seulement quelques milliers aujourd’hui. Céline Pierre Magnani évoque dans cet article le rapport très particulier qu’entretiennent les Roums avec la ville d’Istanbul, qu'ils considèrent comme leur véritable patrie. L’auteur aborde également les difficultés auxquelles fait face cette communauté grecque d’Istanbul (la romiosini) dont l’identité s’est considérablement modifiée avec l’arrivée des grecs-orthodoxe arabophones d’Antioche.
Gérard Libaridian explique pourquoi avril 2015 sera forcément décevant et répète que le plus important est de ne pas oublier le génocide tout en essayant de ne pas être dépendant de cette question. Il rappelle également que les structures arméniennes existaient avant le génocide arménien et insiste sur le fait qu’il ne faut pas sacrifier la nouvelle génération en Arménie sur l’autel de la reconnaissance.
L’année 2015 est à la fois l’année des opportunités pour la cause arménienne mais aussi celle de tous les dangers pour la politique intérieure et extérieure de l’Arménie. Or, les initiatives sur le front de la cause arménienne requièrent un consensus transnational arménien. Pour l’heure, les attentes, très fortes, de la diaspora sont sensiblement déçues tant par l’absence d’anticipation que par le manque de visibilité des actions entreprises, que ce soit par l’État arménien, les principales institutions politiques de la diaspora, mais aussi, par le comité unifié du centenaire ; ce qui n’est point une surprise : cela fait plus de deux ans que des voix s’élèvent en diaspora pour dénoncer l’absence de leadership, la passivité, et la neutralisation des bonnes volontés.